Confrontées à une insécurité routière devenue préoccupante dans la commune urbaine, les autorités communales de Boké ont tenu, ce mercredi 28 janvier 2026, une réunion de crise avec les responsables du syndicat des motos-taxis et la police urbaine. Objectif : arrêter des mesures immédiates pour réduire les accidents et mieux protéger les usagers.
La rencontre, présidée par Aboubacar N’Diaye, président de la délégation spéciale, s’est déroulée en présence des conseillers communaux, du Commissaire central Moussa Camara, ainsi que de l’Adjudant-chef Abou Diawara, officier de constat de la police routière. À l’origine de cette mobilisation, un constat jugé alarmant : des comportements « indélicats » régulièrement signalés chez certains conducteurs et une fréquence d’accidents hebdomadaire, souvent avec des conséquences graves.
À l’issue des échanges, les autorités ont annoncé une série de régulations obligatoires pour assainir la circulation :
– Port du casque obligatoire pour le conducteur ;
– Un seul passager autorisé par moto ;
– Port de chaussures fermées exigé ;
– Présence obligatoire de rétroviseurs.
Un moratoire de 10 jours est accordé aux conducteurs pour se mettre en règle. Passé ce délai, la phase de répression prendra le relais de la sensibilisation.
Sur la question sécuritaire, Lieutenant Abou Diawara a particulièrement insisté sur l’immatriculation des engins, rappelant que les chances de retrouver une moto volée non immatriculée sont quasi nulles. Il a également annoncé l’arrivée d’une nouvelle application numérique développée par la hiérarchie policière, destinée à faciliter l’identification et le traçage des motos, notamment en cas de vol.
Pour assurer une adhésion large, une campagne de communication est prévue, avec la diffusion de notes circulaires dans les mosquées des 15 quartiers et secteurs de la ville durant les deux (2) prochains vendredis, ainsi que des communiqués radio réguliers afin de toucher l’ensemble des usagers de la préfecture.
Mohamed Abdallah Gandéka
621 59 86 82

