Le cimetière « Diawalia » situé au quartier Dibia, secteur Salikènè, est le plus important et réputé lieu d’enterrement des cadavres de la commune urbaine de Boké. Ce lieu sensé être respecté et entretenu par la population est devenu par contre un dépotoir d’ordure.
Situé en plein centre du quartier résidentiel de Boké ville, ce cimetière présente actuellement une image peu reluisante compte tenu de l’incivisme des riverains et de l’inaction du conseil de quartier de Diabia. Malgré les annonces faites pour interdire aux citoyens de jeter des ordures, le comportement persiste toujours.
Une réalité qui dépasse l’entendement des autorités de ce quartier qui malgré toutes les sensibilisations n’ont pas pu réussir le pari.
« Franchement je suis sans mot, nous avons aménagé le lieu à plusieurs reprises. J’ai mis le chef du quartier, les chefs des secteurs de Gobi et salikènè en contribution pour aller sensibiliser les citoyens mais nous n’avons pas pu arrêter le mal. Récemment je suis allé jusqu’à leur dire que nous dormons à la maison mais c’est là-bas notre dernière demeure » a réagi Abdourahmane Keita, président de la jeunesse de Dibia.
Dépassé par l’acte qu’il qualifie « inhumain » le président de la jeunesse de Dibia dit être au regret de constater la persistance du mal. Pour emmener les populations à adopter un comportement acceptable, le chef du secteur salikènè a adressé un courrier à la commune lui demandant un soutien. À la suite de cette volonté, une interdiction accompagnée d’une amande a été faite mais en vain.
« Tout récemment le chef du secteur est allé à la commune pour lui signifier la mesure adoptée au cas où nous prenons quelqu’un en train de jeter des ordures. Mais dans la journée ils ne viennent pas ils attendent la nuit pendant qu’on dort pour venir déposer les ordures. Ce que je vais demander à la population de salikènè, c’est d’arrêter de déposer des ordures là-bas » ajoute t-il.
Pendant ce temps la problématique de l’insalubrité reste d’actualité. Plusieurs places publiques sont dominées par des tas d’ordures.
Mamadou Pethé Diallo

